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Edito

Services tout terrain
Depuis un mois, les Services Techniques de la Ville de Gouvieux ont un nouveau responsable, Monsieur Dhuique-Mayer. La fonction qui l’attend est importante, car son équipe est régulièrement sollicitée sur le terrain, pour améliorer notre quotidien. Il s’agit de tâches souvent ingrates, qui plus est par temps d’hiver lorsque les éléments se déchaînent.

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Disponibilité des assistantes maternelles

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Plus d'informations sur:
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Mairie

Patrice MARCHAND, maire

 

1er Vice-Président du Conseil Départemental de l'Oise

Président du Parc Naturel Régional Oise-Pays de France

Majorité

Sylvie de BOYER des ROCHES

Yannick DELFOUR

Patricia CHAMAYOU

Jeanou MOREAU

Didier BRICHE

Marie-Françoise TREVISSOI

Sylvie MASSOT

Patrice BLIGNY

Thomas IRAÇABAL

Olivier DEL REY

Noëlle PLATROZ

Axel BRAVO-LERAMBERT

Stéphanie SERRANO

Thierry LATOURETTE

Christine SENEPART

Opposition

Liste Ensemble pour Gouvieux


Jérôme BREUZET

Céline FLOUQUET

Jean BOICHOT

Catherine MATHON

Jérôme COMINELLI

Les Finances

Gouvieux la ville la moins riche de l’Oise parmi les 15 villes
de plus de 8 000 habitants

Voilà qui va complètement à l’encontre de ce que vous pensez certainement ! Et pourtant c’est la vérité. À Gouvieux, s’il y a, hélas comme partout des gens pauvres, en moyenne les habitants sont aisés : le revenu moyen est de 60 % au dessus de la moyenne française dans les villes de même importance. La commune par contre ne profite pas de cette richesse, loin de là ; nos recettes étaient en 2004 de 594 euros par habitant, dernier rang des 15 communes de l’Oise de plus de 8 000 habitants. Montataire était première avec 1 521 euros par habitant, Chantilly huitième avec 807 euros par habitant, Lamorlaye dixième avec 768 euros par habitant. Vous pouvez vérifiez ces données en allant sur le site http://alize22.finances.gouv.fr/communes/.

Pourquoi cette insuffisance de recettes ? Il y a trois raisons :

  • Nous n’avons que très peu de taxe professionnelle car, d’une part nous avons un tissu d’entreprises relativement modeste (Gouvieux est une commune résidentielle), d’autre part un grand nombre d’entreprises de Gouvieux ne sont pas, ou plus, assujetties à la taxe professionnelle (les établissements de santé, les écuries);
  • Le fait d’avoir une sociologie aisée a pour conséquence une faible indexation de la dotation de l’État;
  • Nous levons des impôts modérés : en 2005, le coefficient de mobilisation du potentiel fiscal, qui est en France par définition de 100%, est de 68% à Gouvieux ; il est à Chantilly de 77%, à Lamorlaye de 75%.


Des impôts modérés

Supposons que vous ayez une habitation qui a précisément la valeur locative moyenne d’une habitation de Gouvieux (soit 4 089 pour la taxe d’habitation après l’abattement général à la base de 15 %, et 2 405,50 pour la taxe sur le foncier bâti). Voici ce que vous payeriez dans la seule colonne "commune", ceci donc sans tenir compte de ce qui est prélevé dans les autres colonnes

En euros en 2006

Si vous êtes locataire

(taxe d’habitation)

Si vous êtes propriétaire

(taxe d’habitation et taxe

sur le foncier bâti)

A Gouvieux 453 pour un couple
400 avec un enfant
347 avec deux enfants
707
653
600
A Lamorlaye (2005) 551 pour un couple
486 avec un enfant
421 avec deux enfants
855
790
725
A Chantilly 502 pour un couple
452 avec un enfant
377 avec deux enfants
841
791
716

En France pour une

commune de la taille de

Gouvieux

492 900

 

Nous sommes également très en dessous du taux national pour la taxe professionnelle.

Comment fait-on pour vivre quand on est la commune la moins riche de l’Oise ?

Dans ces conditions, comment fait-on pour vivre quand on est la ville la moins riche de l’Oise ? Tout simplement en se serrant la ceinture ! Quand vous êtes une famille modeste qui a envie d’acheter son logement, vous faites attention aux dépenses du quotidien. Dès 1983, nous avons adopté le même principe de saine gestion qui nous a amené à privilégier toujours les investissements sur les dépenses de fonctionnement. Ce choix porté sur l’investissement nous a permis à l’époque de sortir Gouvieux d’une situation financière délicate. En 1983 et 1984, la commune n’est plus en mesure d’honorer toutes ses factures et elle doit payer pendant 15 ans les mensualités d’un gymnase acheté à crédit. Elle paiera également jusqu’en 1986, des intérêts de retard sur diverses factures impayées. Nous nous sommes donc constamment serrés la ceinture parce que nous voulions à tout prix construire la "maison Gouvieux".

La première mesure a été le gel des embauches de personnel car c’est le premier poste consommateur de dépenses de fonctionnement. En effet, en dehors du salaire lié à la nouvelle embauche, il faut tenir compte des charges indirectes qu’entraîne par exemple la création d’un poste administratif : des locaux à rendre disponibles ou à créer, l’achat de meubles, d’un ordinateur, des frais de fourniture, de téléphone, etc. Aujourd’hui, le personnel de la mairie compte 56 membres alors qu’une ville équivalente travaille avec le double voire le triple de fonctionnaires : un mi-temps à l’état-civil à Gouvieux pour 3 postes ailleurs, 14 personnes aux services techniques pour 70 dans des communes similaires à la nôtre... Les habitudes de travail et l’efficacité du personnel de la mairie de Gouvieux nous permettent cependant d’offrir des prestations tout à fait dans la norme pour un coût par habitant défiant toute concurrence : 189 euros pour Gouvieux contre 441 euros pour les villes de 5000 à 10000 habitants. Pour être tout à fait exact, on peut rajouter les frais des prestataires extérieurs (le travail que nous sous-traitons). Là encore, la comparaison est flatteuse : quand Gouvieux dépense 444 euros, les autres communes en dépensent 675.

La deuxième mesure a été de ne pas s’endetter. Quand un banquier examine votre dossier pour vous accorder un prêt, il regarde entre autres votre endettement existant, vos revenus et vos dépenses pour vérifier votre capacité de remboursement. Les banquiers des communes ne font pas autrement. En 1983, les taux d’intérêts à deux chiffres n’incitaient pas les gens responsables à recourir à l’emprunt. La seule voie possible était de ne pas s’endetter et de limiter nos dépenses en privilégiant l’investissement au détriment certes de programmes de fonctionnement. Notre politique d’achat de terrains et de maisons par exemple nous a permis de rattraper le retard de Gouvieux en matière d’équipement : la bibliothèque, les salles associatives de la rue Blanche, la Ferme, la nouvelle Poste, la réfection du centre ville sont parmi tant d’autres le fruit de notre politique économe.

L’achat de terrains a permis d’accueillir la piscine, l’Intermarché, des logements, des parkings... Le lotissement municipal du bois des Bouleaux et celui de la Motte Louvet dont la finalité à terme est d’être vendue à des particuliers constituent une réserve financière confortable. Cette réserve pourrait, si on le souhaitait, nous permettre de rembourser sans difficultés nos emprunts actuels qui sont très faibles.

En matière de fonctionnement, un virage a cependant été pris dans le milieu des années 1990, au moment où nous avions la certitude que c’était possible sans déséquilibrer les finances municipales. Ainsi, nous avons entrepris le renforcement ou l’extension de services existants ou bien encore la création de nouveaux programmes : plus de bus en direction de la gare après avoir fait un test transports sur l’ensemble du territoire, un service propreté, une intensification du fleurissement, la mise en place d’une politique en direction des assistantes maternelles, l’extension des haltes-garderies de quartier, le point emploi, le programme turbo-poney dans les écoles, le service civique de solidarité, le service de restauration pour le centre aéré...

Nos finances sont saines mais nos recettes restent faibles et notre territoire immense aura toujours des incidences en matière de dépenses. La dotation que l’Etat nous accorde est plus faible qu’ailleurs et peu susceptible d’évoluer. Une réforme récente va figer à terme la source de revenus que représente la taxe professionnelle. La seule issue possible pour faire face à l’ensemble des dépenses de fonctionnement supplémentaires pour lesquelles nous sommes en permanence sollicités, ce serait une augmentation massive des impôts des particuliers. Nous nous y refusons.